discussion La guerre des lulus, 1916, la perspective Luigi, 1 Scénario Régis Hautière, dessin Damien Cuvillier, couleurs David François, Casterman


Parce que je ne me lasse pas des aventures de ces Lulus, je me suis jetée sur ce nouvel opus, plus précisément conçu autour du personnage de Luigi comme l’indique le titre. Nous le retrouvons donc à Amiens en 1936, alors qu’il ne soupçonne sans doute pas encore que la seconde guerre mondiale menace de terrasser l’Europe une nouvelle fois.
Il dirige une entreprise de confitures, peut-être en mémoire de Luce et des jours heureux partagés avec elle. Ses préoccupations sont désormais très éloignées de cette enfance espiègle et de leurs aventures « guerrières », toutefois son histoire intéresse un écrivain, ou un journaliste. L’idée de ce chasseur de souvenirs est de recueillir le témoignage d’individus ayant vécu une partie de la guerre en Allemagne pour mesurer l’impact que cette expérience a pu avoir sur leur vie.

 » Il n’est pas question de faire de la littérature. Le livre aura avant tout une valeur historique. »

Luigi hésite d’abord à se lancer dans cette aventure d’un nouveau genre, tant il ne se pense pas doué avec les mots, mais les encouragements de son interlocuteur le poussent à se remémorer chacun des membres de cette joyeuse bande, notamment lorsqu’ils débarquèrent par mégarde à Berlin. Le scénario s’organise alors autour d’analepses et de quelques rapides retours au présent.

Le récit, qui les confronte à de jeunes Allemands, enfants des rues livrés aussi à eux-mêmes dans cette capitale du Reich est l’occasion pour Régis Hautière d’évoquer les difficultés rencontrées par la population ennemie à l’époque qui peine à trouver de quoi se nourrir dans les magasins quasiment vides. Comme ailleurs, le marché noir va bon train, et tous les coups sont permis. Les inégalités sociales se voient accrues tandis que les différentes bandes de gosses se livrent une guerre sans merci.
Les actions s’enchainement, le dessin privilégie le mouvement et le rythme du scénario est trépidant. Je suis restée toutefois un peu sur ma faim, moins convaincue par l’histoire, qui perd un peu de ce parfum d’enfance, et par le graphisme de Damien Cuvillier dont j’aime moins le trait. Le dessin est toujours riche de précisions, mais les visages me semblent moins réussis.

Lecture effectuée dans le cadre de hébergée cette semaine chez Stéphie, du blog Mille et une frasques.

11 commentaires

  1. En fait, en voyant les planches, je pensais ne pas avoir terminé la série, mais je crois bien que je l’ai lu… Mes préférés restent les deux premiers tomes.

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  2. J’ai beaucoup aimé la guerre des Lulus, mais j’attends que le second sorte avant de lire cette « suite » qui s’intègre dans l’histoire.

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  3. Il faut que je me fasse l’intégrale de la série originale déjà. Je pense m’être arrêtée au tome 2 😉

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  4. Décidément, je n’ai jamais vraiment été tentée par cette série, mais à force d’en lire du bien, je vais finir par me laisser tenter 😉

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