discussion « Les beaux étés, T3, mam’zelle Estérel », Zidrou et Lafebre, Dargaud, 2017


En cette semaine de reprise j’avais envie d’une BD légère, de l’un de ces albums qui mettent en scène des personnages ordinaires. Ce troisième opus de Zidrou et Lafebre qui m’attendait dans ma PAL s’est donc imposé à moi. Quel plaisir de retrouver la famille Falderault et de continuer à remonter le temps avec elle !

Pierre Falderault, alias Pif, dessinateur dans Spirou, vend sa 4L. Alain Verzameleer, fin connaisseur, l’ausculte sous toutes les coutures. Le chèque mérite bien un petit verre et quelques échanges. Se séparer de cette voiture après 30 ans de loyaux services n’est pas simple. Que de souvenirs ! Notamment ceux de l’année 62. On dansait sur « Let’s twist again », mais on chantait aussi Santiago tandis que Renault commercialisait la 4L luxe 6 glaces, 27 CHS A.E.747 cm3 … alias mam’zelle Estérel (en raison de ce rouge si particulier).

Pierre et Mado se souviennent de leur premier voyage à son bord, de ce jour de départ en vacances alors que Nicole n’était qu’un BB et que Julie avoisinait ses 3ans. Comme ce sera le cas les années suivantes, Pierre diffère le départ en raison d’un travail en retard. Son épouse pourrait aisément patienter si elle n’était pas aux prises avec les sarcasmes et les petites attaques de sa mère, « Yvette-la-parfaite », qui ne porte pas Pierre dans son cœur.
Voilà des vacances qui promettent puisque, au grand dam de Mado, Pierre s’est cru obligé d’inviter ses beaux-parents à les partager avec eux pour les remercier de les avoir aidés financièrement. Il n’est vraiment pas certain qu’ils parviennent à planter leur tente en bord de mer pour s’offrir un véritable dépaysement. La bonhommie d’Henry, soumis à son épouse, et le rigorisme d’Yvette qui ne jure que par la guide Michelin et le magazine Femmes d’Aujourd’hui risquent en outre d’être un frein aux éclats de rire.
Le scénario reste frais et empreint d’humour, la vivacité des dialogues nous réjouit et les personnages sont toujours aussi attachants (il faut dire qu’on compatit !!!!). On aime l’optimisme forcené de ce jeune couple qui croit coute que coute au bonheur. Le dessin de Lafebre est à la mesure du texte : gai, dynamique et tendre. Le trait fait la part belle aux émotions. Cette série est décidément un vrai bol d’air !

Lecture effectuée dans le cadre de hébergée cette semaine chez Noukette du blog Dans la bibliothèque de Noukette.

25 commentaires

  1. J’ai feuilleté ça justement l’autre jour à ma librairie et j’avoue que si le dessin me plait bien (on est pas loin des Vieux fourneaux) je suis pas sur d’accrocher au concept et je comprends pas pourquoi les albums n’avancent pas chronologiquement. La nostalgie qui semble être le thème de la série n’est pas trop mon truc. A lire à l’occase. Merci pour la chronique en tout cas.

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  2. Une sacrée famille en effet, et un beau bol d’air ! (par contre, pas sûr que l’office du tourisme de St-Etienne aime cet album… 😉

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