discussion « Zhong Guo », Yves H.Hermann, Dupuis Aire Libre, réédition 2017


C’est avec un album on ne peut plus tonique que je retrouve les échanges du mercredi autour de la BD de la semaine.
Hermann plante le décor de ce qui tient du thriller diplomatique dans une Chine relativement violente. Il emprunte aussi au genre de l’anticipation et au roman d’espionnage. Il en résulte un scénario quelquefois touffu qui peut perdre son lecteur.

Dans un temple aux allures de refuge momentané, Wang Li est confronté à des préoccupations informatiques nettement plus matérielles. Non loin ce là, quelques individus aux mines patibulaires l’attendent, armés jusqu’aux dents. On l’accuse de pratique contre-révolutionnaire et d’intelligence avec l’ennemi. Son seul salut semble l’ambassade des Etats Unis.
D’emblée l’album frappe par le dynamisme du dessin qui n’a rien à envier au rythme trépidant du scénario. Tout est mouvement, course poursuite et échange de coups. On emprunte des couloirs et des souterrains secrets, on se dissimule dans les rues d’une ville incroyablement encombrée et l’on ne sait plus trop à quel saint se vouer entre agents doubles et clones.
Parallèlement, l’ambassadeur américain gère au mieux le souci diplomatique qui menace la signature d’accords économiques entre les deux états.

« Je vais faire comprendre à ce Monsieur combien l’Amérique sait se montrer magnanime et honorer celui qui l’insulte, fût-il le premier secrétaire du parti ! La diplomatie est en marche. »

Je m’en tiendrai là pour ne pas déflorer cette intrigue qui mêle les triades aux implantations de microprocesseurs chez les humains tout en flirtant avec le cinéma de série B.

Le graphisme m’a plus séduite que le récit. J’ai apprécié la palette des couleurs, la variété des plans et des formats.

Lecture effectuée dans le cadre de hébergée cette semaine chez Noukette

17 commentaires

  1. J’adore Hermann, je déteste Hermann… Cet illustrateur me fascine par la puissance de son dessin alliée à un manque de renouvellement. Pourtant depuis des années je continue à vouloir lire ses BD avec des très hauts et des très bas niveau scénario. Certains dessinateurs ont une technique impériale, d’autres moins forts comme Hermann ont pourtant un souffle impossible à décrypter mais terriblement plaisants. Et comme c’est un auteur très très prolifique et qui se fait plaisir,…

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