discussion « Le cas Malaussène 1 Ils m’ont menti », Pennac, Gallimard, 2017


On ne l’attendait pas forcément mais Pennac signe son grand retour en cette rentrée littéraire hivernale avec un étrange premier tome qui s’inscrit dans la lignée des Malaussène.

pennac

J’avoue avoir eu une hésitation. Je m’étais lassée de l’auteur à partir du « Dictateur et du hamac », dérangée par cette impression d’un Pennac qui s’efforçait de faire du Pennac, comme si la fontaine, en partie tarie, ne coulait plus toute seule.

Il s’est écoulé 25 ans depuis ma première découverte de la saga. Je me souviens avoir dévoré les premiers tomes à la maternité… Je redoutais donc de ne plus savoir qui était qui. Mais c’était sans compter sur la prévoyance de l’auteur qui propose un répertoire des personnages en fin d‘ouvrage.

Benjamin et Julie ont vieilli, les Julius se sont succédés et tous les mioches Malaussène volent désormais de leurs propres ailes, même si leurs initiatives peuvent s’avérer problématiques…
Le récit s’ouvre sur l’enlèvement de Georges Lapietà, un membre douteux du groupe LAVA, soit un représentant du grand capital qu’il est difficile de plaindre évidemment. Tandis que l’agitation gagne Paris et que Verdun, devenue juge, enquête sur un certain Balesto, Benjamin, qui officie toujours pour le compte de la Reine Zabo, une éditrice avisée et opportuniste, séjourne dans sa maison de Vercors. Il a pour mission de veiller sur un certain Alceste, un écrivain quelque peu misanthrope.

Une fois ces données posées, Pennac entrecroise les fils de ces différentes intrigues à la manière d’un Lelouch, sans jamais se départir de la verve qu’on lui connaît. Il laisse aller son imagination débordante et puise son inspiration dans les grandes thématiques sociales du moment qu’il décline sur fond de drôlerie. La fantaisie est sympathique. On se laisse prendre, on sourit, mais on peut aussi s’agacer et regretter deux ou trois facilités à l’instar de cet Alceste, un peu trop évident, qui se plait « à morigéner l’indifférence humaine au nom de la vérité vraie ». Les mises en abyme, un peu trop appuyées, manquent un peu de subtilité.

4 commentaires

  1. bizarrement, je n’en ai pas trop envie… et puis, il y a tellement d’autres livres de Pennac que j’ai envie de lire que je ne ferai pas de celui-là une priorité.

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