discussion « Diplomatie », Volker Schlondorff


Comme je l’expliquais dans mon avant-dernier billet, j’affectionnais, étudiante, les marathons-cinéma. Les obligations de l’âge adulte aidant, c’est une habitude dont j’ai dû me défaire.

Il reste toutefois que ma vie de nomade me conduit parfois à passer de longues heures dans un avion. Comment oublier au mieux les onze heures de vol et l’interdiction de fumer si ce n’est en profitant de ces mini-écrans individuels désormais mis à notre disposition ?

J’en profite généralement pour rattraper un peu certaines occasions manquées et pour m’abreuver de cinéma européen.

Lors de mon dernier vol début janvier, j’ai passé ainsi deux merveilleux moments dont voici le premier, « Diplomatie », signé de Volker Schlondorff.

diplomatie

La narration s’intéresse à quelques heures de la nuit du 24 au 25 août 1944, une poignée de longues minutes qui auraient pu voir le destin de Paris chavirer. Le lieu est aussi restreint que le temps, puisque le film se présente comme un huis clos confrontant deux hommes, Raoul Nordling, le consul de Suède, et le général Dietrich Von Choltitz installé dans l’hôtel Meurice.

Alors que les Alliés gagnent du terrain et que Berlin est en ruines, Hitler, qui rêvait de rivaliser avec Paris, ne peut supporter l’idée que la Capitale s’en sorte. Seul à son bureau, Choltitz attend les dernières confirmations avant de lancer les opérations de destruction. Au petit matin, Paris ne sera plus…

Mais c’est sans compter sur l’ambassade inattendue de Nordling, qui surgit tel un espion du XVIII° et qui agit pour le compte du Maréchal Leclerc.  Il s’agit pour lui de sauver les civils bien sûr, mais aussi tout ce patrimoine, cette beauté qu’on ne saurait perdre.

Dans le silence de la nuit, leur conversation passe par bien des nuances et des états.

La tension et le suspens psychologique ne faiblissent jamais dans cette guerre des nerfs et des mots. Les dialogues sont d’ailleurs remarquables. Brillants, convaincants, André Dussolier et Niels Arestrup subliment le scénario de Cyril Gely.

 

 

 

2 commentaires

  1. Je regrette beaucoup de n’avoir pu le voir . D’une part parce que la période historique me passionne et d’autre part parce que la réalisation et la distribution sont une vraie garantie de qualité !

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