discussion « Vey nou lagon », Vanina Harel et Zara Currimjee


Surveillons nos lagons tout ensemble !

lagon

Une fois n’est pas coutume, je vais vous entretenir aujourd’hui d’un documentaire réalisé par deux jeunes femmes soucieuses de la protection de notre environnement.
Originaire du nord de Maurice, Vanina Harel a participé à la fondation de Youth 4 African Wildlife. Réalisatrice, elle se spécialise dans les documentaires en lien avec l’écologie. Zara Currimjee, quant à elle, officie à Oceana, une organisation internationale pour la conservation des océans. Elle s’intéresse aussi de très près aux réglementations internationales en matière de pêche.

Ce court métrage de 22 minutes s’attaque à la situation de l’île Maurice à travers les différents témoignages de scientifiques, de conservateurs des réserves mais aussi de pêcheurs, de casseuses d’huîtres.

Ainsi que l’explique un pêcheur, sur fond d’images de lagon toutes plus belles les unes que les autres, la mer est forcément une richesse pour les iliens. Mais force est de constater que 50 % des coraux sont morts, ce qui constitue aussi une menace pour la survie des poissons dans les eaux mauriciennes.

Georgie, fils de pêcheur et pêcheur lui-même à Poste de Flacq, se voit ainsi contraint de cumuler les emplois pour pouvoir assurer le quotidien de sa famille. Ses casiers ne recèlent plus chaque fois que quelques poissons.

« On vit au jour le jour. »

Tous les témoignages concordent: si l’incroyable développement économique et touristique de Maurice a contribué à cette dégradation (usines, afflux de touristes, pollution), il faut bien reconnaitre aussi que les usagers de la mer ne respectent pas un certain nombre de règles élémentaires comme la taille et l’âge des poissons ou ourites, la taille des mailles des filets ou des casiers, les dates d’interdiction de pêche. Certains vont même jusqu’à mettre en doute l’intégrité des garde-côtes…

Le documentaire compare à ce titre les situations de Maurice et de Rodrigues , l’île voisine autonome, qui semble plus avancée en la matière. Le gouvernement régional a en effet mis en place une zone protégée, appelée zone SEMPA, dans laquelle les poissons ont le temps de grandir. C’est une simple question de logique que tout un chacun pourrait comprendre. Dans le même esprit, la pêche de nuit est interdite, l’ourite est protégée certains mois…

L’enjeu du film est donc de sensibiliser la mobilier à tous ces dangers qui menacent les milieux marins.

« Tout ce qu’on fait dans la mer et sur la mer nous affecte. »

L’appel lancé se résume à quelques mots qui résonnent comme des fondamentaux : sensibilisation, solidarité et respect.

Merci à elles deux pour ce moment de réflexion agrémenté d’une photographie qui nous ravit.

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