« Abélard », T 2, Hautière et Dillies, Dargaud, 2011


 

La road story d’Abélard et Gaston, que tout sépare, se poursuit. Le second bougonne, le premier, plus naïf et plus solaire, voit la vie sous un jour plus lumineux. Peut-être est-ce dû à son chapeau à proverbes qui l’invite à considérer sagement les choses.

« Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. »

L’ours avance désabusé, « l’Amérique, ça ne peut pas être pire qu’ici ! » ; le poussin rêve de cueillir un bouquet d’étoiles pour la belle Epilie. Ce qui est certain, c’est qu’aucun d’eux n’échappe à son lot de difficultés et que l’adversité pourrait conduire Gaston à modifier son point de vue sur l’amitié.

 

Au-delà du regard poétique d’Abélard sur le monde qui l’entoure, le scénario d’Hautière aborde des questions graves qui traversent constamment l’histoire de l’humanité : les préjugés, le fanatisme, la misère humaine et la migration.

Le graphisme et le jeu des couleurs soutiennent à merveille les effets de contraste et la tension dramatique, pour ne pas dire tragique, du diptyque.

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