« A la dérive », xavier Coste, Casterman, 2015


Voilà un album avec lequel j’ai passé vraiment un chouette moment !

 

Un couple d’Américains, Eddie et Agatha vivent à Paris lorsque la Seine connaît une crue phénoménale en 1910. Alors qu’ils se déplacent en barque, ils envisagent leur avenir financier particulièrement sombre depuis qu’Eddie, heureux en amour mais malheureux au poker, a contracté des dettes de jeu auprès de gars qui ne rigolent pas du tout.

Agatha vend bien son corps pour les sortir de ce mauvais pas en s’efforçant de ne pas confondre travail et sentiment, mais la jalousie d’Eddie s’en accommode bien mal.

Il lui vient alors l’idée de profiter de la crue pour s’attaquer aux coffres de l’American Express, « une des banques les plus sûres de la Capitale ».

Deux problèmes se posent à lui : vaincre les scrupules d’Agatha et sa honte, mais aussi trouver des acolytes. Mais lorsque sa virilité est en jeu, on déploie parfois des trésors d’imagination.

Le temps de rencontrer quelques Apaches, d’élaborer un plan, de persuader sa belle et d’en faire sa complice, voilà notre jeune Américain impatient de devenir riche ou de risquer le bagne…

Le scénario est vraiment prenant et le rythme alerte. Xavier Coste nous balade entre le polar et le récit d’aventure sur fond d’une histoire d’amour soumise à bien des caprices. Le jeu des couleurs est du reste. au service de l’intensité dramatique.

Mais le plus époustouflant est sans doute la qualité du graphisme. Entre réalisme et un certain onirisme, le trait est précis et efficace. Coste s’appuie sur une palette incroyable, variant les vignettes, se jouant de leur disposition, des enchâssements : un vrai régal pour l’œil !
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Lecture effectuée dans le cadre de la-bd-de-la-semaine hébergée cette semaine chez Noukette

16 commentaires

  1. J’adore ce que fait Xavier Coste et comme tu le sais, son Egon Schiele m’avait touchée.
    J’ai lu cette BD et je crois que j’avais été un peu déçue par la fin. Il faudrait que je la relise car certains points de l’histoire ont fini par s’estomper…

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  2. Comme Moka, je n’ai pas aimé la fin, trop rapide et un peu comme le titre de l’album, à la dérive… Trop de thématiques abordées et survolées… Le trait est sympa, mais le scénario comporte trop de faiblesses, je trouve.

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