discussion « Remèdes littéraires, se soigner par les livres » Ella Berthoud et Susan Elderkin


remedes

Je suis malade mais je me soigne et comme je suis d’un tempérament littéraire, quoi de mieux que cette mine offerte au public par Ella Berthoud et Susan Elderkin. La première est artiste peintre, la seconde romancière. Anglaises toutes les deux, elles se sont rencontrées à Cambridge et ont créé un service de bibliothérapie à la School of life de Londres. L’ouvrage, publié chez Lattès, appréhende les livres comme une médecine douce susceptible de guérir vos maux, qu’ils soient physiques ou affectifs. Certaines pages sont consacrées à des situations de la vie courante comme un déménagement, une rupture, un deuil, ou à des étapes de l’existence comme le cap de la quarantaine.

« Notre apothicairerie contient des baumes balzaciens et des garrots tolstoïens, les onguents de Saramago et les purges de Pérec et de Proust. »

Ce voyage à travers le temps, plus de 2000 ans d’histoire littéraire, et les rayons des bibliothèques est aussi l’occasion de découvrir ou de redécouvrir des titres auxquels on ne penserait pas forcément. Il convient de préciser que les prescriptions ont été adaptées à la sensibilité française par Alexandre Fillon, journaliste littéraire et qu’elles se sont vues enrichies des conseils avisés de libraires. Je conçois bien que la bibliothérapie puisse vous laisser circonspects, mais cela ne coute rien d’essayer, d’autant plus que l’humour est aussi au rendez-vous.  A défaut de vous guérir à coup sûr, les livres vous divertiront et vous consoleront assurément.

L’ouvrage est par ailleurs d’une utilisation simplissime. Les maux ou situations sont classés par ordre alphabétique : A comme Abandon, Acouphènes, Addictions, Angoisses existentielles, B comme Belle-mère (avoir une / être une) ou Bougon…

Mais ouvrons ce livre au hasard…  tombons sur l’entrée « Gueule de bois » et découvrons les conseils avisés de nos auteurs après une rapide description du mal.

« La lecture de La femme et l’ours de Philippe Jaenada devrait agir efficacement. Ce roman raconte la dérive alcoolisée de Bix, […] Animé par le sentiment qu’il doit sombrer pour mieux repartir, Bix s’évertue à s’autodétruire avec un soin presque maniaque […] Cette aventure éthylique vaut tous les Alka-Seltzer du monde… »

A cela s’ajoutent quelques pages traitant des pathologies proprement littéraires comme l’incapacité à retrouver l’un de ses livres, la peur des gros livres, l’incapacité à refermer sa lecture malgré l’heure tardive.

Je remercie encore Shenaz Patel pour ce beau cadeau!

Pour en savoir un peu plus sur la bibliothérapie…cliquez ici

 

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