discussion « Le flamboyant », Amarnath Hosany, Bartholdi Editions, 2011


Le_Flamboyant

Maison d’édition relativement récente, Bartholdi cherche à promouvoir l’écriture et la lecture à travers des albums jeunesse francophones, même si elle s’est aussi intéressée à la conception d’un dictionnaire créole. Elle a publié notamment en 2011, « Le Flamboyant » d’Amarnath Hosany, illustré par Véronique Massenot.

Dans un quartier pauvre de Maurice, Dina élève seule Tian, son fils de 10 ans. Soucieuse de pourvoir correctement à son éducation, elle confectionne des vêtements et effectue des travaux à domicile. Mais la clientèle décline et Dina doit trouver un emploi plus stable et plus lucratif, ce qui n’est pas chose aisée dans un contexte économique en crise. Le soleil tape toujours aussi fort mais l’avenir semble sombre. Les fêtes de fin d’année menacent de ne pas être gaies, mais il y a bien longtemps que Dina ne croit plus à la magie de Noel.
Discipliné, attaché à sa mère et sérieux, Tian fait tout pour ne jamais la décevoir. Il sait aussi se contenter de ce qu’il a. Les flamboyants, aussi nommés « arbres parasols » ou bouquets « banané » parce qu’ils fleurissent à la période du nouvel an, embellissent son horizon et lui offrent une ombre généreuse. Il savoure aussi les goyaves mûres et autres petits plaisirs naturels, les jeux avec les camarades et surtout l’amour de Dina.
Il se prend pourtant à rêver d’un Noel particulier lorsque l’école organise un « Grand concours de costume de Père Noel » et promet un prix de 5000 roupies. Cela pourrait être une bonne occasion à saisir….
Amarnath Hosany nous propose ainsi un très joli conte dans lequel la découverte du quotidien, les palabres au lavoir, les jeux dans la cour de l’école, les épines de la vie se mêlent à la magie de Noel. Il parvient à donner beaucoup de vraisemblance à l’amour qui unit la mère et son petit sucre doux, son « Dissikdou », un lien qui nourrit par dessus tout leur optimisme, leur force de vie et qui fait aussi de cette histoire une belle leçon de vie.
Les illustrations de Véronique Massenot, pleines de vie, soutiennent parfaitement le texte. Les couleurs sont à l’aune de cette joie de vivre inébranlable, ou presque.
Outre quelques coquilles, le texte et les dessins ne sont pas forcément mis en valeur par leur disposition et la qualité du papier, mais la maison d’édition, qui fait sans doute ce qu’elle peut dans la limite de ses moyens, a le mérite d’exister et de faire vivre cette littérature jeunesse là.

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