discussion « L’île Maurice racontée à mes petits-enfants », J-C de L’Estrac, ELP Editions, 2009


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Plus qu’un album qui retracerait l’histoire de l’Ile Maurice, Jean-Claude de L’Estrac nous offre ici un propos humaniste mis en image par POV qu’on ne présente plus.
L’idée fondatrice qui anime les auteurs réside dans la nécessité de connaître l’histoire pour comprendre le présent. Il s’agit de savoir pour développer son esprit critique, juger par soi-même et dépasser les préjugés, un enjeu important pour une société multi-ethnique et multiculturelle dans laquelle les clivages sociaux sont criants.
« On dirait que tous les peuples de la terre se sont donné rendez-vous ici. »
A l’occasion d’un trajet en bus, un grand-père s’emploie donc à expliquer à ses petits enfants l’histoire du peuplement de Maurice, terre enchanteresse et luxuriante initialement livrée aux seuls animaux et autres dodos. « Ni culture, ni habitation », mais tout un pays à construire, un véritable défi pour les premiers arrivants, des européens aventureux, des engagés blancs, des fils de famille en rupture de bans confrontés aux difficultés des premières cultures de café, manioc, riz. Vient l’évocation de l’immigration africaine et malgache, forcée, violente, du marché des esclaves. Pour ceux là, Maurice n’a rien d’un Eldorado non plus. La situation n’est guère facile non plus pour les engagés indiens du XIX° ou les Chinois désireux de fuir la pauvreté.
Il ressort de ce panorama que la vie ne fut facile pour personne et que chacun œuvra d’une manière ou d’une autre à la construction du pays. Loin de nier les horreurs et les blessures de l’histoire, puisque comprendre ne signifie pas accepter, Monsieur de L’Estrac invite les plus jeunes à intégrer l’idée qu’  « on ne peut pas punir les enfants pour les fautes de leur père ». Sans doute est-il plus fructueux, plus humain de se tourner ensemble vers l’avenir.
« Ils veulent la même chose : ils ont envie de vivre tranquillement avec leur famille et leurs amis… »
Le graphisme dynamique de POV et les couleurs plus que vives prêtent vie au propos qui m’a semblé un tantinet moralisateur.

2 commentaires

  1. coucou, c’est étonnant quand je lis le texte ici à la ligne 10 « aux sels animaux » et si je clique sur l’url en bas pour aller mettre un commentaire j’arrive avec l’entête fnaque berbère et là dans le texte la faute n’y est pas, tu le tapes 2 fois ?

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