discussion Darger et Sturtevant au MAM de Paris


Darger

Au MAM de Paris en ce moment (Musée des Arts Modernes)

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Une installation de Sturtevant, « The house of Horrors », qui vaut surtout par son côté surprenant et « fun” au cœur d’un musée.
Avec cette installation réalisée en 2010 à l’ARC et offerte au musée, l’artiste simule (si peu dirons-nous) l’horreur d’un train fantôme. Squelettes, chauve-souris et autres toiles d’araignée côtoient des allusions plus modernes à l’actrice Divine ou à Paul McCarthy.
Il s’agit parait-il, d’explorer les excès de notre société spectacularisée à outrance et d’accompagner le spectateur dans des expériences de la peur.
Tout cela peut sembler extrêmement alléchant, mais le temps de découverte est si court (à peine une minute), qu’on n’a guère le temps de mesurer l’impact de cette dénonciation. Pour ce qui est de la peur, l’ambition de Sturtevant me parait tout aussi démesurée.

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L’artiste mérite cependant d’être découverte ainsi qu’en témoigne cet article du journal Le Monde.

Quid d’Henry Darger que vous pouvez découvrir jusqu’au 11 octobre?

C’est un univers tout aussi hallucinant que dérangeant.

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Né à Chicago en 1892 et rapidement orphelin, Henry Darger a connu l’enfermement et l’enfer d’un foyer pour jeunes déficients mentaux. Même s’il finit par s’enfuir, il mena une vie extrêmement solitaire, entre petits boulots et activités artistiques la nuit.
Monomaniaque, il se concentre sa vie entière à une œuvre unique, l’écriture d’un roman de plus de 15000 pages, « The story of the Vivian Girls in What is Known. Le récit relève de l’épopée et c’est vraiment tout un univers, toute une mythologie qu’il invente sur fond d’une guerre interminable de la nation d’Abbieannia et de contrées chrétiennes comme Angelinia contre les méchants Glandéliniens qui tiennent les enfants en esclavage.
Il narre en parallèle cette saga à travers dessins et peintures. On peut ainsi découvrir des études de personnages, des portraits, des animaux imaginaires, des fresques, autant d’éléments qui viennent nourrir un imaginaire riche et torturé. Son travail sur la violence est sidérant et certaines œuvres peuvent s’avérer dérangeantes.

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