discussion « Son carnet rouge », Tatiana de Rosnay, 2014


derosnay

Cette lecture était ma première rencontre avec Tatiana de Rosnay et je dois dire que je ne suis pas séduite. Ce recueil de 11 nouvelles s’organise autour de la thématique du couple. Quoique le bandeau accrocheur annonce « Les liaisons dangereuses de Tatiana de Rosnay », les amateurs de scènes croustillantes ou épicées repasseront. Les lectrices plus fleur bleue se verront quant à elles bousculées dans leurs idéaux. Il n’existe pas de couple heureux dans ce recueil, pour la simple raison que l’adultère semble incontournable, comme s’il faisait partie du package « mariage ».

La tromperie n’est pas l’exclusivité des hommes dans « Son carnet rouge », une nouvelle qui revisite le motif du trompeur trompé. A force de rêver du « sublime salopard », il surgit où on l’attend le moins. Comme il s’agit d’être de son temps, la révélation vient souvent des moyens de communication modernes. Emma découvre ainsi des SMS douteux sur le portable de son Gustave, dans une réécriture flaubertienne assez sympathique. Quels conseils la réceptionniste de « SOS couples en détresse » pourra-t-elle lui donner? D’autres regrettent que leurs épouses sachent désormais utiliser aussi le répondeur téléphonique. Le mari de Thérèse, particulièrement machiavélique laisse à son intention une affreuse clé USB, tandis qu’Hunter Logan, une jeune américaine à Paris confrontée au cynisme d’un jeune et beau prof de fac, hypocrite et libertin, joue les hackers. Tatiana de Rosnay, qui ne recule pas toujours devant les poncifs et les clichés, nous rejoue aussi la scène du Toki-Baby, un achat à éviter si l’on veut vivre heureux, et ce pour bien des raisons. Quelques personnages plus classiques se contentent d’aller s’encanailler au bois, ou dans une chambre d’hôtel; pire encore, ils raccompagnent la baby-sitter, une jolie suédoise forcément. Les épouses réagissent évidemment: on jette les alliances, on décide de pratiquer la politique de « l’oeil pour l’oeil », jusqu’à ce que l’on se souvienne que désormais on sort couvert, ce qui nécessite tout un apprentissage. Alors, messieurs, sachez-le, avec les femmes il faut se méfier de l’eau qui dort: la paix (des ménages) tient quelquefois à un cheveu!

Certaines idées sont assez sympathiques mais leur traitement est assez convenu. Rien ne m’a accroché non plus dans l’écriture.

 

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