« Les filles de Montparnasse, T 1 », Edit° L’olivius, 2012, Nadja Frejto


« Les filles de Montparnasse, T 1 Un grand écrivain » de Nadja, Editions Olivius, 2012

Ce premier opus signé de Nadja nous embarque à Paris en l’an 1873. Nous faisons la connaissance de 4 filles, 4 amies qui partagent un même appartement à Montparnasse. Un certain goût pour le monde des arts et du beau les réunit puisqu’Amélie s’essaie à l’écriture, que Garance peint, et qu’Elise aspire à devenir chanteuse tandis que Rose-Aymée exerce comme modèle.
Garance a la chance de pouvoir compter sur une petite rente pour vivre, aussi n’hésite-t-elle pas à choquer un peu le jury du prochain salon en peignant des hommes curieux plutôt que des fleurs…Cette nouvelle tendance ne séduit pourtant guère Rose-Aymée, qui est sans conteste la plus libérée des quatre et qui n’hésite pas à vivre ses désirs.

« Je vois vraiment pas la peine de peindre des mecs à poil » « c’est meilleur en vrai » assure Rose-Aymée.

Amélie, elle, connaît les affres du doute. Elle travaille comme correctrice et son éditeur lui confie la mission d’aider Blanchart, philosophe et grand écrivain dans la rédaction de « L’agonie de l’amour ». Elle peine aussi à oublier Maxime et son amour blessant.

Elise travaille au vestiaire d’une boîte en attendant la gloire, quand elle rencontre « Georges Emerick le nouveau patron du Rose Café ». Elle attend qu’il la propulse sur le devant de la scène, reste à savoir quel sera le prix à payer.

« le coeur des artistes est comme un bijou dans la vitrine d’un grand joaillier…Il suffit d’y mettre le prix.

L’album nous permet de découvrir le monde des arts de cette fin de XIX° et la difficulté d’y être femme, de s’y imposer sans rester cantonnée au rôle de la muse. Nos 4 jeunes et belles célibataires sont en effet en quête de gloire, mais elles aimeraient aussi conjuguer le verbe aimer.

« Depuis qu’elles se prennent pour des artistes , plus moyen de coucher avec elles! » Paulo

Le scénario n’est guère bavard, mais il est efficace et approche la question de la féminité de cette époque sans tabou.

« Certaines femmes sont si ennuyeuses qu’elles semblent avoir pour mission de précipiter les hommes dans les bras de celles qui vont les faire souffrir. »

‘C’est peut-être, être écrivain… formuler tout ce que l’on pense sans faire attention aux sentiments des autres. »

Nadja soulève la question des apparences et revisite l’allégorie de la caverne sous an angle assez original. Le dessin est , quant à lui, superbe.

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