discussion « La liste de mes envies » de Didier Le Pêcheur, 2014


“La liste de mes envies”, un film de Didier Le Pêcheur, 2014

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L’adaptation cinématographique d’un roman distrayant mais sans grande ampleur peut difficilement donner un grand film, même si le scénario, signé de Le Pêcheur et de Delphine Labourt, est fort sympathique. Certaines répliques m’ont bien amusée.
Jocelyne et Jocelyn, mariés depuis un bon moment déjà, ont connu bien des hauts et des bas au fil des ans. Mais La gentille petite mercière a appris à se contenter de la petite vie qu’elle partage seule avec son époux puisque leurs enfants, Nadine et Romain, volent de leurs propres ailes. Elle rend visite à son père malade, sourit dans sa boutique fort plaisante, papote avec ses deux copines esthéticiennes, cultive un optimisme presque agaçant et s’aère sur son blog destiné aux travaux créatifs. Ses rêves sont si simples qu’elle n’est pas de celles qui espèrent gagner la cagnotte du loto. Pourtant, poussée par ses deux amies, entre le café et l’ouverture des magasins, elle remplit une grille sans y croire et remporte 18 millions d’euros.
Cela fait tellement de zéro qu’elle ne mesure pas vraiment sa chance. Mise en garde par la psychologue de la cellule de soutien de la Française des Jeux, elle ne parvient jamais à avouer ce gain à son entourage… Sans rien changer à ses habitudes, elle se contente de noter sur un carnet la liste de ses envies; elle a trop peur de vit sa vie basculer. Mais nous sommes souvent, hélas, les premières victimes de nos peurs…
Le casting fonctionne bien. Marc Lavoine endosse à merveille le costume du mari salaud. Mathilde Seigner, beaucoup plus sobre que d’ordinaire, apporte beaucoup de sensibilité au personnage de la mercière. Quant à Frédérique Bel, elle est assez convaincante dans le rôle de la bimbo de province. Les décors de J-Jacques Gernolle, soutenus par la photo de Myriam Vinocour, apportent une touche charmante à ce film. On s’installerait volontiers dans la boutique de Jocelyne pour discuter tricot, à moins que ce ne soit pour débattre de la fragilité du bonheur.

 

2 commentaires

  1. J’avais bien aimé le livre, je verrai aussi ce film en DVD quand l’occasion se présentera … une soirée d’hiver, quand j’arriverai à me poser chez moi. 🙂

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