discussion « Colt 45 », Fabrice Du Welz, 2014


Pas inintéressant, mais pas inoubliable non plus ! Colt-45_portrait_w858

Voilà ce qui arrive lorsqu’on est en retard pour la séance prévue! On se rabat sur le film qui présente le plus de valeurs sûres comme la présence au casting de Joey Starr…Et pourtant l’affiche du film, tout droit inspirée des USA, n’est pas des plus alléchantes.

Jeune réalisateur Belge, Fabrice du Welz, qui a contribué à des scénarios pour La Grande Famille ou Nulle Part Ailleurs, a surtout donné dans le genre du fantastique. Avec « Colt 45 », il tente donc une percée dans l’univers du thriller. Le scénario,signé de Fathi Beddiar, sans être novateur ni brillant, tient la route et nous tient en relative haleine. Le rythme est trépidant, la musique aussi, et on meurt à chaque coin de rue toutes les 10 minutes.
Le jeune Vincent Milès exerce avec la plus grande moralité le métier d’armurier et d’instructeur de tir à la Police Nationale. Victime de harcèlement moral au travail, le jeune orphelin est aussi amicalement entouré de Christian Chavez, ami de son défunt père, et de Luc Dénard, son mentor. Le premier dirige la BRB, le second exerce ses talents à la BRI, mais tous deux se vouent une haine tenace et mortifère. Expert en tir, Vincent se taille une réputation hors norme lorsqu’il remporte la compétition internationale de tir. Tous le félicitent sans imaginer combien cette victoire va l’entrainer bien malgré lui aux confins du bien et du mal. Sa destinée chavire en effet lorsqu’il rencontre Milo Cardena, un flic sulfureux dont on ne trouve aucune trace sur les fichiers. C’est finalement la naissance d’un tueur que nous conte Du Welz.
Le tout est tonique, musclé et respecte les canons du genre. Les clins d’oeil sont nombreux mais certains clichés aussi. On peut aussi déplorer une certaine complaisance dans la violence. Le casting lui confère cependant un certain verni. Gérard Lanvin (Chavez) est fidèle à lui-même, Joey Starr (Cardona) aussi (même si je le préfère dans « Polisse »). J’ai beaucoup apprécié la prestation de Simon Abkarian (Dénard) et je dois reconnaître qu’Ymanol Perset, alias Vincent, est très convaincant. Son jeu tout en nuances apporte beaucoup au film.
Que manque-t-il à ce film finalement? Une once d’originalité dans le scénario? Plus d’épaisseur ? Je ne saurais le dire…
Les effets spéciaux sont bien là et il faut rendre hommage à sa qualité esthétique, notamment au traitement de la photo de Benoît Debie et aux cascades d’Hugo Bariller qui flirtent avec la chorégraphie.

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