discussion « Un café maison », Keigo Higashino, Acte Sud, 2012


« Un café maison », Keigo Higashino, Acte Sud, 2012cafemaison

Une fois n’est pas coutume, je vous propose un billet sur un policier japonais, assez intimiste. Les amateurs de sueurs froides et de sang n’y trouveront pas leur compte. Higashino nous entraine dans une intrigue psychologique, lente sans que l’on s’y ennuie pour autant, une histoire de crime presque parfait…
A la veille du week-end Yoshitaka Mashiba, un individu qui ne suscite pas réellement la sympathie, marié depuis à peine un an à Ayané, lui annonce que leur union prend fin. Le couple a en effet contracté un contrat de mariage d’un genre nouveau stipulant que Yoshitaka mettrait un terme à cette union si Ayané ne parvenait pas à être enceinte dans l’année. Ce couple, en apparence bien sous tout rapport, mène une vie paisible et confortable dans les beaux quartiers de Tokyo. Yoshitaka dirige une société en vogue tandis qu’Ayané s’est fait un nom dans le domaine du patchwork. Son atelier, qu’elle anime avec Hiromi Wakayama, est fort réputé. Vaguement dépitée, Ayané choisit donc d’aller passer le week-end à Sapporo, chez ses parents. Elle confie étrangement la clé de son domicile à Hiromi, n’ignorant rien pourtant des relations que cette dernière entretient avec son époux.
C’est en effet Hiromi qui découvre le corps de Yoshitaka, le dimanche. Très vite, la thèse de l’empoisonnement à l’arsenic s’impose. Reste à déterminer qui de la maîtresse ou de l’épouse rejetée a commis ce geste meurtrier et à découvrir comment ce poison s’est trouvé mélangé au café !
C’est l’énigme que s’efforcent de résoudre l’inspecteur Kusanagi et sa jeune collaboratrice Kaoru Utsumi, aidés du physicien Yukawa. Le véritable intérêt du roman ne réside pas dans l’énigme. On devine très rapidement l’identité de l’assassin. On ignore en revanche une bonne partie du comment tandis que le mobile véritable nous surprend. Le plus intéressant demeure le portrait et les songes des suspects et des enquêteurs, Kusanagi n’étant pas sans succomber au charme de Mme Mashiba.

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