discussion « Yves Saint Laurent », biopic de Jalil Lespert,


YSLfilmUn rapide billet sur le biopic de Jalil Lespert consacré au géant de la mode et de la parfumerie: Yves Saint Laurent.
Comme tout biopic, le film se donne pour mission de retracer l’existence de son personnage. Cela suppose forcément des choix et des partis pris, auxquels le spectateur adhère ou non. Lespert n’évoque donc pas l’enfance de Saint-Laurent, il se limite à quelques mentions d’une jeunesse à Oran et à son déchirement au moment de la lutte algérienne pour l’indépendance (cette guerre, il ne veut pas la faire!). Le réalisateur s’intéresse surtout au parcours de ce jeune homme timide, assumant d’abord difficilement son homosexualité dans une société conservatrice. On assiste à son passage chez Christian son mentor, à sa rencontre fondatrice avec Pierre Berger, magistralement incarné par Guillaume Galienne, à la création de leur propre maison de couture. Outre cette réussite fulgurante, il semble que le réalisateur privilégie les hommes et leur rapport à l’amour. Il raconte sans ambages la folie de Saint Laurent, atteint de maniaco-depression. Pierre Niney, acteur de la Comédie Française comme son acolyte Galienne, donne vie à cette maladie avec force et conviction. Il y parvient si bien finalement, qu’on a juste envie de lui donner des claques de temps en temps… Je me demande si l’agacement généré par ses attitudes n’a pas contribué à ma déception devant ce film dont en a tant parlé. Il fallait vraiment que Berger éprouve un amour plus qu’inconditionnel !!! Mais le film est aussi une forte histoire d’amour!
Le reste du casting est parfait, j’ai même renoué avec Charlotte Le Bon dont les gags ne m’amusaient pas plus que cela sur Canal (et c’est un euphémisme!. Côté photo et images, évidemment on se délecte avec les reconstitutions des différents défilés au fil des années. Toutes ces tenues que nous ne mettrons jamais font rêver. Il m’a semblé cependant que la narration s’encombrait de quelques longueurs. Le scénario nous replonge bien dans toute une époque et une ambiance souvent déjantée, soutenue en cela par la musique. C’est tout de même du lourd ces seventies!
Une critique du figaroscope avance que « le film se regarde comme une feuillette les pages d’un magazine people riches en photographies ». Ce n’est pas faux…

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