discussion « The words »


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Film américain écrit et réalisé par Brian Klugman et Lee Strenthal en 2012.
Klugman met en scène un écrivain talentueux, Clayton Hammond, assurant la promotion de son dernier roman. Il en propose une lecture publique dans un amphi bondé, sous le regard pas effarouché du tout, d’une étudiante blonde, mi-ange mi-prédatrice, avide de secrets et de vérité.
S’ouvre alors une mise en abyme de facture assez vertigineuse, puisque son roman narre les aventures et mésaventures d’un jeune romancier new-yorkais en panne d’inspiration, Rory Jansen, incarné par un Bradley Cooper au regard charmeur et pourtant coupable. Rory partage sa jeune existence avec une épouse jeune, superbe et patiente, Dora (la magnifique Zoé Saldana), qui accepte qu’ils sacrifient tout à sa passion pour l’écriture. Le père de Rory, chef d’entreprise de son état, se lasse davantage de la situation et du mécénat qu’il est contraint d’assumer. Il le bouscule plus vivement, et le presse de s’enquérir d’un vrai travail. Ecrire finalement c’est un peu comme la photo, un passe-temps, un luxe…
La narration alterne donc, se focalisant tour à tour sur Clayton puis Rory. A cela s’ajoutent quelques flash-back histoire de sacrifier au voyage de noce parisien… C’est pourtant là que Dora dégote chez un antiquaire une vieille serviette de cuir qu’elle offre à Rory.
Quelques longs mois plus tard, alors que les maisons d’édition refusent les unes après les autres ses manuscrits, et que le temps et son père jouent contre lui, Rory découvre dans la fameuse serviette un vieux manuscrit qu’il décide de retranscrire sur son ordinateur. Mais voilà ce roman narre à son tour l’histoire d’un écrivain malheureux américain installé à Paris…Si la confusion peut gagner le lecteur inattentif, elle s’installe chez Dora, totalement séduite par cette lecture qu’elle n’était pas censée faire…. Et face aux petites lumières amoureuses et admiratives qui brillent au fond de ses yeux, son époux n’ose pas la détromper et s’enferre dans le mensonge. S’ensuit une gloire immédiate, un peu comme s’il avait signé un pacte avec le diable.
Bien sûr, la vérité va finir par le rattraper en la personne d’un vieil homme, un Jérémy Irons toujours aussi magistral…
Malgré quelques petits défauts j’ai beaucoup aimé cette valse d’écrivains et cette histoire de livre voyageur. Le scénario tient assez bien la route et la fin nous laisse sur une certaine interrogation.
Franchement, un film à voir !

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