« Hugo Cabret » de Scorsese


« Hugo Cabret » de Martin Scorsese, un vrai coup de coeur!

Un coup de coeur tardif me direz-vous ! Eh oui, il ne m’avait pas attirée à sa sortie… là je me suis laissé tenter par Canal… envouter serait sans doute plus approprié!

Cet univers m’a totalement conquise! Outre l’hommage rendu à Mélies et au cinéma en général, j’ai apprécié le scénario, assez captivant, comme une gosse. La magie des images, de la photo et de la musique a fait le reste! J’ai adoré la fusion des archives cinématographiques avec les images de synthèse, dans un film mettant en oeuvre des techniques extrêmement modernes. Les effets spéciaux sont également fort réussis. Le rythme de la narration est soutenu, on ne s’ennuie pas une seconde.

La majeure partie du film se déroule dans une gare parisienne des années 30, entièrement reconstituée. Les décors sont magistraux en ce qu’ils parviennent à créer une ambiance hors-norme, mi-fantastique mi-onirique. J’ai particulièrement appprécié ces engrenages, métaphoriques à souhait.

Cette gare, Hugo Cabret, jeune orphelin d’une douzaine d’années, la connait par coeur puisqu’il y vit et y travaille. Il veille au bon fonctionnement des horloges. Mais il aspire aussi à remettre les pendules à l’heure au figuré: il lui faut réparer un automate mystérieux, seul objet légué par son père, trouver la clef miraculeuse qui lui permettra de lancer le mécanisme et surtout redonner à Papa Georges, alias Georges Mélies, toute la place qu’il mérite. Auparavant il doit gagner une course contre la montre et déjouer la vigilance agressive de  l’inspecteur de la gare, incarné par un Sacha Baron Cohen assez convaincant dans le rôle du méchant. Il est accompagné dans sa quête par Isabelle, fille adoptive de Mélies.

Ben Kingsley – qui incarnera pour moi Gandhi ad vitam eternam – nous offre un Mélies assez touchant. Quant à Asa Butterfield (Hugo) et Chloé Moretz (Isabelle), ils nous embarquent magistralement dans leur jeu de piste énigmatique… Difficile d’ailleurs de ne pas se laisser prendre par le regard d’Asa, qui a quelque chose d’Oliver Twist et du petit Ingalls dans ce film….

A cela s’ajoute un petit zeste d’humour qui ne gâte rien.

 

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