« De l’autre côté du périph »


« De l’autre côté du périph » ???? Le royaume des clichés

Tous les médias relaient la même info fondamentale en cette fin d’année 2012: Omar Sy est désormais un homme riche et célèbre la personnalité préférée des Français. Il est certes doté d’un certain charisme et d’un capital sympathie intéressant, mais certains réalisateurs semblent tentés d’en abuser. C’est le cas de David Charhon qui filme Omar faisant du SY sur commande ou presque… et qui nous propose une valse de clichés dans son navet film intitulé « De l’autre côté du périph ». Il faut avouer que le brave Omar, qu’il va fallloir s’employer à ne pas identifier indéfiniment à la banlieue (excepté peut-être celle de Beverly Hills) , parvient à peine à sauver le film du naufrage.

Proposer une comédie policière relève déjà de la gageure pour moi . J’aime les comédies, j’adore les thrillers et les policiers, mais j’adhère difficilement au mélange des genres en la matière.

Recourir au terme « périph » dans le titre me semble extrêmement tendance et racoleur… cela laisse par ailleurs présager le pire. On sent bien qu’on risque de ne pas passer de l’autre côté du cinéma, celui du grand art, des grands et beaux films qui remuent, qui interrogent, qui scotchent!

Le début de la narration le confirme: course-poursuite sur le dit-périph.. amas de voitures de police accidentées.. une scène assez bien filmée, moderne effectivement, mais « réchauffée » quand même. La découverte du cadavre d’Eponine Chaligny, grande bourgeoise désireuse de s’encanailler, sous un pont de Bobigny au milieu des ordures donne alors le ton. L’onomastique signifie d’emblée que la caricature, sur fond de poncifs, va l’emporter. Tout y est! La guerre de ces deux polices contrastées, les supérieurs timorés en banlieue devant la carrièriste parisienne…les jeunes des cités soutenus dans leurs méfaits délires par leurs parents… même le club échangiste n’a rien d’étonnant!

Si le jeu de Laurent Lafitte et d’Omar Sy est sympathique, les personnages sont caricaturaux à souhait. Omar Sy mérite sans doute mieux… C’est avec un scénario digne de ce nom qu’il pourra véritablement s’imposer ou non comme un grand comédien…le cachet ne fait pas tout! Les contrastes entre ces deux flics que leurs origines opposent n’ont rien de nouveau. Tout est attendu! On rit assez peu malgré quelques répliques mémorables du style  » C’est le VIII° arrondissement, la capitale de Paris! » Restent les nombreux clins d’oeil au cinéma policier des années 80, les citations … effectivement… Mais cette dimension spéculaire, noyée sous tant de clichés, perd sérieusement de son pouvoir de séduction.

 

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