« Ces amours-là » de Lelouch


« Ces amours-là » de Lelouch

cesa-mours-la.jpgDu grand Lelouch comme j’aime! Il faut dire que je suis une inconditionnelle de son cinéma…

Lelouch retrace le destin peu ordinaire d’Ilva à travers le récit rétrospectif de ses amours. L’originalité du scénario réside dans le fait que ces récits sont chaque fois amorcés par Simon, un avocat juif de retour des camps qui la défend dans le cadre d’un procès pour meurtre. Il s’agit pour lui de permettre aux jurés de mieux se figurer cette femme, et de permettre aux spectateurs de la découvrir à travers la peinture de ces hommes qui ont marqué son destin des années 30 à nos jours. Une plaidoirie foncièrement humaniste et un véritable hymne à l’amour!

Lelouch nous propose par le même temps une page d’histoire comme il en raffole. Il a toujours l’art et la manière de revisiter l’histoire!

La grande question est donc de déterminer si Ilva, superbement incarnée par Audrey Dana (que je ne connaissais pas), a assassiné ou non Jim Singer (Gilles Lemaire) , l’époux américain dont elle était séparée. Le plaidoyer de Simon, qui aurait pu devenir pianiste si son art ne lui avait pas permis de sauver sa peau dans les camps nazis, se construit alors sous la forme d’analepses. On découvre d’abord la jeune femme et son fiancé résistant, puis Ilva amoureuse d’Horst, membre de la Kommandantur dans le Paris de l’occupation. On la voit ensuite hésiter entre deux hommes, américains tous deux, que tout oppose: la fortune, la couleur de peau… Le tout donne une fresque romanesque et brillante, sur un fond musical très étudié. S’ajoute à cela l’hommage rendu au septième art. Les personnages gravitent en effet autour de l’Eden Palace, un cinéma de quartier parisien. Mais Lelouch est coutumier de ces mises en abyme!!! Ici, Sachka Lelouch, son propre fils (aucun doute possible tant il lui ressemble) incarne Claude jeune aspirant à faire son cinéma.

Comme d’habitude le casting est incroyable. Certes il fait tourner ses nombreux enfants, certains de ses acteurs et actrices fétiches comme Charles Denner ou Anouk Aimé ( qui offre tout par un simple jeu de regard), mais il fait aussi appel à Liane Foly, Anggun ou Raphael – qui passe vraiment bien à l’écran-.

Le scénario est captivant et bien ficelé, le rythme très alerte, la photo plaisante et la bande son très soignée (chanson de rue, caves germanopratine,  piano) .La musique est d’ailleurs un personnage à part entière.

Un film testamentaire à voir ou revoir!!!!

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